"Le pire est derrière nous." C’est avec soulagement que le président du CPAS et du Relais Social de Charleroi constate que le dispositif Grand Froid a parfaitement fonctionné. Personne n’a été laissé pour compte. Mission accomplie. "Ce plan, nous l’avions activé pour quinze jours, depuis le dimanche 7 février jusqu’au dimanche 21" rappelle Philippe Van Cauwenberghe. "La semaine dernière, nous avons été confrontés à une période de gel intense, avec des températures largement sous zéro et des précipitations hivernales. Cet épisode est dès à présent terminé. Le mercure va remonter dans les thermomètres, avec une météo presque printanière le week-end prochain. Comment le réseau d’accueil et d’hébergement a-t-il réagi durant les sept jours écoulés ? Aucun usager demandeur d’aide n’a été refoulé. Les abris de nuit dont la capacité avait été portée à 74 lits ont affiché complet plusieurs jours d’affilée, mais les personnes excédentaires ont pu être dirigées vers d’autres solutions."

Au total, 606 hommes, femmes et enfants ont été logés en abris mais aussi en hôtels ou à la gare de Charleroi sud quand les places manquaient. Depuis le mardi 9, la SNCB a en effet ouvert un espace de soirée et de nuit : 42 bénéficiaires y ont été reçus, essentiellement des usagers qui ne fréquentent pas les structures institutionnelles ou associatives. Les accueils de jour (Le Rebond au salon communal de Marchienne, à l’ASBL Diapason en centre-ville pour les toxicomanes et chez Transitoi à Mont-sur-Marchienne pour les femmes avec enfants et les familles) et de soirée au Spinois ont connu eux aussi des augmentations de population, mais partout, les capacités ont permis de faire face. Enfin, les équipes de rue sont allées à la rencontre de celles et ceux qui font le choix de rester à la marge des dispositifs en place, ils leur ont distribué des repas ainsi que des kits hiver. Il faut rappeler que l’urgence sociale reste accessible 24h sur 24 toute l’année, au 071/32.12.12. "Un numéro d’appel à diffuser largement car il peut sauver des vies", insiste Philippe Van Cau.