Charleroi La jeune illustratrice fait passer ses pensées et ses rêves par le dessin.

Ce lundi, nous avons décidé de mettre les femmes à l’honneur dans l’édition carolo de La DH. On ne parle pas souvent des femmes, et pourtant elles accomplissent des choses extraordinaires dans tous les milieux. Nous parlerons cette fois-ci de trois femmes passionnées chacune à leur façon : une violoniste, une dessinatrice et une sommelière !


Clémence Grégoire: dessinatrice

À seulement 23 ans, Mokiris, alias Clémence Grégoire, est une jeune femme avec des idées et des histoires plein la tête. Récemment invitée à présenter ses projets au Pitch Café, l’artiste a présenté son parcours et ses ambitions.

Pour elle, la BD n’est pas une nouvelle passion développée sur le tard. C’est à l’âge de 8 ans qu’elle commence les cours de BD. Après des humanités générales réussies, elle a rejoint des collectifs qui l’ont propulsée au-devant de la scène. Son travail lui a permis de se rendre au prestigieux Salon du livre de Bruxelles. Sa formation papier a été complétée par des études d’infographie à Namur. Passionnée d’illustration, elle s’est lancée dans un projet d’études dont le résultat a dépassé toutes ses attentes : "Je voulais réaliser une BD et au lieu de concevoir 16 planches, j’en ai fait 30. Une fois sortie diplômée de l’école, j’ai continué jusqu’à en avoir 50. J’ai mis mon projet sur Ulule, une plate-forme participative de financement. Alors que j’espérais en vendre une centaine, j’ai reçu 460 précommandes."

Un an plus tard, la jeune femme désire se lancer comme indépendante. Pour commencer, elle a réédité son premier livre en y apportant quelques modifications et le rendre plus que présentable afin de figurer dans les rayons de différentes librairies. Désirant s’éloigner des modèles classiques, elle n’a pas choisi la facilité car elle est autoéditrice.

La carolo qui vit à Pont-à-Celles s’inspire de son propre vécu. Dans sa BD Carence d’amour, Mokiris raconte l’histoire de la petite Anémone qui souhaite avoir un lapin à la maison. Ces parents refusent et le soir elle se retrouve même à table devant son assiette contenant du lapin. Refusant de le manger elle s’en débarrasse et se réfugie dans un monde imaginaire où son lapin en peluche lui parle et une plante lui a poussé sur la tête. La jeune auteure y aborde les animaux, l’enfance et le spécisme (idéologie qui postule une hiérarchie entre les espèces, spécialement la supériorité de l’être humain sur les animaux. Par extension les mauvais traitements des animaux).

Mokiris vit complètement avec son temps car c’est sur le Web qu’elle propose de participer à l’édition de sa BD. Dotée de multiples talents, l’illustratrice donne également des cours de BD en collaboration avec le centre culturel de Pont-à-Celles à Liberchies.

Si vous désirez suivre son travail et participer à la réédition de sa bande-dessinée "Carence d'amour" voici quelques liens utiles:

https://www.facebook.com/mokiriss/

https://fr.ulule.com/carence-nemo/