Imaginez une plateforme de partage de données sur la ville dans différents domaines : mobilité, commerce, culture, démographie, espaces verts… Un moyen de découvrir la cité sous un jour nouveau et d’éclairer les partenaires externes du développement urbain. C’est le projet que porte Charleroi à l’instar de ce qui existe à Liège ou à Namur.

Au conseil communal, l’échevin du Numérique Eric Goffart (C+) vient de faire valider l’adhésion de la ville à un programme piloté par le centre d’innovation en intelligence urbaine FuturoCité. Objectif : accompagner la construction d’une stratégie d’open data et la création d’un portail d’échange de données produites ou collectés par l’administration. Liste des voiries, cartographie des sépultures, géolocalisation des parkings, informations sur le commerce, recensement des arbres sont autant d’informations qui peuvent être rendus publics et exportés facilement. 

Deux agents communaux ainsi que la référente smart d’Igretec Stéphanie Toussaint suivent ce programme en cinq étapes. Dans un premier temps, une sensibilisation aux enjeux de la politique des données a été initiée. Ensuite, il est prévu de recourir à l’intelligence collective lors d’un hackathon wallon le 3 février prochain. A l’occasion, 17 administrations du sud du pays identifieront des besoins spécifiques. Des étudiants du digital (développeurs, experts data) seront mis au défi de les rencontrer. 

"A Charleroi, on ne dispose pas d’une liste centralisée des commerces et associations actifs sur le territoire. Différentes listes existent mais elles sont difficilement accessibles par les utilisateurs. Améliorer la transparence et l’accessibilité constituent le challenge." 

Dans un premier temps, Charleroi envisage de recourir au portail d’open data Wallonie Bruxelles (ODWB).