Charleroi

Le 8 juillet dernier, la police est appelée par une femme qui dit être enfermée chez elle à Charleroi. 


À leur arrivée, les policiers aident la malheureuse à sortir par la fenêtre de son habitation. Elle explique avoir été enfermée à l’intérieur par son compagnon, Can.

La veille et le jour même il l’a battue à plusieurs reprises. La raison : la forcer à contracter un prêt au profit de son père. En effet, cela plusieurs mois qu’elle subit des pressions de sa belle-famille dont les membres n’hésitent pas à se montrer violents également. Ils insistent pour qu’elle fasse un prêt à la banque car le père de Can est insolvable et a besoin d’argent. Ils vont jusqu’à la menacer d’enlever son fils par texto : « on a tout prévu pour le ramener en Algérie. On ne t’a pas frappé assez fort l’autre jour mais la prochaine fois, ce sera la bonne. »

Can était attendu ce vendredi pour se défendre devant le tribunal de Charleroi mais il ne s’est pas présenté. Il risque 30 mois d’emprisonnement pour séquestration comme requis par la procureure, Stéphanie Dutrifoy. Il sera signifié du jugement le 14 mars.