Selon la version du mari, son beau-père aurait égorgé sa femme avant de se suicider.

C’est une macabre découverte qui a eu lieu, ce samedi matin, vers 8h, au sein d’un appartement situé au quatrième étage de la résidence Pallas à la rue de la Neuville à Charleroi, juste derrière le Stade du Pays de Charleroi.

Un grand-père âgé de 78 ans et sa fille née en 1966 ont été découverts morts sur les lieux par le mari de la femme. L’homme a été retrouvé pendu et sa fille égorgée, indique le parquet de Charleroi.

Selon les premières informations fournies par le parquet, c’est le mari de la victime qui a découvert les deux corps sans vie. Il a immédiatement prévenu la police et les secours. Le parquet de Charleroi indique que ce dernier était sorti la veille et qu’il est rentré ce samedi matin, moment où il a découvert les deux victimes. "Il a été privé de liberté afin d’être entendu", précise Daniel Marliere, substitut du procureur du Roi de Charleroi.

Selon la version du mari, c’est son beau-père qui aurait égorgé sa femme avant de se suicider

La petite-fille de la famille, qui dormait sur place, signale n’avoir rien entendu. Le parquet s’est évidemment rendu sur les lieux. Le juge d’instruction Clausse a été saisi du dossier.

Ce samedi après-midi, le voisinage de la résidence Pallas est sous le choc. Aucun n’aurait imaginé un seul instant vivre ce drame au sein de l’appartement situé au quatrième étage. Tous décrivent les deux victimes comme des personnes discrètes, sans histoire. "Je sais juste qu’ils vivaient au quatrième. Moi je suis dans le bâtiment que depuis trois mois, je ne les connaissais pas. Je sais juste qu’ils étaient d’origine roumaine", explique une riveraine habitant au septième étage de l’immeuble.

Dans les escaliers, un jeune homme va dans le même sens et confirme ne pas connaître les victimes. Une personne âgée du troisième étage croisait à quelques reprises les victimes : "On les croisait dans l’ascenseur et ils avaient toujours un petit mot sympathique pour savoir comment on allait. Je n’ai jamais rien entendu de négatif sur eux."

Un étage plus bas, c’est la même chanson. Impossible même de mettre un nom sur les victimes : "Il m’arrivait de les croiser lorsque j’allais promener mon chien. J’ai seulement entendu ce matin que l’on cassait une porte. Ensuite, la police est venue m’interroger. Je ne connaissais même pas le nom de ces gens…"