Charleroi Le projet vise à donner au biopark les capacités de sa croissance.

Sur l’aéropôle de Gosselies, le biopark clôture l’année avec un magnifique projet : le gouvernement wallon vient d’octroyer un financement d’une première tranche de 5 millions d’euros pour la construction d’un méga-incubateur.

Sa construction s’opérera par phases successives : à terme, il offrira 25 000 mètres carrés de laboratoires et bureaux aux entreprises biotech, de quoi doubler la capacité actuelle. Et le nombre d’emplois pour le porter à 3 000 contre 1 500 aujourd’hui. Le secret du succès du campus carolo, c’est son écosystème : il favorise les synergies entre les acteurs présents, qui se renforcent mutuellement. Un chiffre permet d’en prendre la mesure. Au cours de cette année, ce ne sont pas moins de 200 millions d’euros de fonds qu’ont levé les pépites biotech établies à Gosselies aux côtés d’acteurs publics et privés de développement comme l’ULB, Sambrinvest et Igretec autour de la dynamique du plan Catch.

La décision du gouvernement wallon, à l’initiative du ministre Pierre-Yves Jeholet (MR) en charge de l’Économie et l’Emploi, va soutenir l’expansion et rattraper les déficits de surfaces auxquels le biopark est confronté. C’est un modèle innovant de collaboration immobilière qu’ont élaboré Igretec, la SRIW et le Biopark sous l’impulsion du gouvernement Wallon.

En moyenne, le biopark doit faire face chaque année à une demande d’espaces de 2 000 mètres carrés. Parce que les incubateurs i-tech 1 et 2 affichent complet, un troisième de 4 000 mètres carrés doit voir le jour, les travaux démarreront avant l’été prochain. Réception prévue en 2021. Pour faire face aux besoins immédiats, l’intercommunale Igretec a acquis deux bâtiments : le i-tech 4 d’une superficie de mille mètres carrés sera disponible l’an prochain et le i-tech 5 de 800 mètres carrés est déjà entièrement loué.

Le projet d’i-tech 6 s’inscrit pleinement dans le Plan wallon d’investissements et correspond aux objectifs de création d’emplois du plan Catch, chargé notamment d’accompagner les acteurs impliqués dans la croissance à long terme de l’écosystème biotech. Comme l’explique Augustin Coppée du plan Catch, 35 millions sont réservés au plan wallon d’investissement pour ce projet. La volonté est d’y associer des opérateurs privés pour doubler la mise. Avec les capitaux destinés à l’équipement des labos, ce méga incubateur mobiliserait entre 70 et 100 millions.