L’attractivité commerciale d’une ville ne peut se résumer à la seule présence d’un shopping : à Charleroi, Rive Gauche est une locomotive à laquelle doivent impérativement s’accrocher des wagons. 

Ce sont les magasins du quartier. Ils doivent compléter et élargir l’offre, attirer des consommateurs à la recherche de produits ou de services originaux et innovants.

Pour en encourager la création, l’ASBL Charleroi centre-ville a lancé la fabrique à boutiques l’an dernier, dans la foulée du Pop&C, le magasin partagé de la rue de Marcinelle. Cet outil permet à des commerçants dont le projet a été retenu de bénéficier d’une intervention dégressive dans le coût de leur loyer (50 % au cours des six premiers mois, 25 % durant le semestre suivant pour des baux d’une durée de trois ans).

"Afin de renforcer encore le dispositif, nous avons décidé d’adhérer au programme Creashop", explique l’échevin du Commerce Philippe Van Cauwenberghe (PS). Né d’une expérience pilote menée à Liège à l’initiative du ministre wallon de l’Économie Jean-Claude Marcourt (PS), ce projet va être étendu à seize villes du sud du pays, dont Charleroi. Objectif : soutenir la création et l’ouverture de magasins innovants par l’octroi d’une prime à l’installation.

Cette aide peut couvrir jusqu’à 60 % des frais d’aménagement (travaux, enseignes, etc.) avec un plafond de 6.000 euros, à la condition que le projet réponde à certains critères d e qualité et de localisation. "C’est dans le périmètre de Rive Gauche qu’il sera mis en place", poursuit Philippe Van Cau. Pour en bénéficier, les candidats devront présenter un dossier mettant en évidence le caractère novateur de leur activité.

Une dizaine de rues et d’espaces publics ont été identifiés autour des places Verte et Buisset, ainsi qu’au pied de la Montagne, une rue appauvrie commercialement par le nouveau shopping urbain. Afin de la revitaliser, la ville a commandé une enquête en ligne à l’Association de Management de Centre Ville (AMCV).

Dès ce jeudi et jusqu’au 31 juillet, les carolos pourront faire connaître leurs attentes, leurs désirs, leurs coups de cœur et de gueule. Ils seront aussi consultés sur le projet d’animation qu’ils souhaiteraient voir organiser dans le périmètre, soit en octobre 2017 soit en juin 2018. Une fête de la Montagne à inventer, avant peut-être une véritable renaissance. Ou un déclin irréversible.