Après l’installation de ruches dans les terrils, l’introduction de moutons dans les stations d’épuration pour en assurer l’entretien et le projet avorté des chèvres pour les cimetières communaux, ce sont les chevaux qui s’invitent dans le bestiaire du service public carolo. Au conseil communal, l’élu DéFI Jean Noël Gillard a suggéré de remplacer une partie du charroi municipal par ce qu’il appelle de la "traction chevaline", autrement dit des chevaux. 

Des attelages et des voitures hippomobiles affectées à des missions d’intérêt général : entretien des voiries et des espaces verts, collecte des poubelles, ramassage scolaire, activités touristiques ou événementielles, etc. Le conseiller évoque même des perspectives de logistique urbaine pour l’approvisionnement des commerces locaux... D’autres l’ont fait, assure-t-il en citant l’exemple de Schaerbeek. La commune bruxelloise recourt en effet à des ânes pour des travaux de maintenance de son parc Josaphat. Réaliste ? Xavier Desgain s’est promis à étudier le projet, bien que la "traction chevaline" ne soit pas le moyen de mobilité auquel on pense de prime abord dans une grande ville, selon ses termes. "L’élaboration d’une charte permettra de créer un cadre et de susciter l’intérêt d’éventuels opérateurs du secteur", a-t-il dit. Non sans rappeler "qu’on l’avait déjà fait pour les trottinettes." 

L’échevin veut avancer en concertation avec ses collègues en charge du bien-être animal Françoise Daspremont et de la Propreté Mahmut Dogru. A ce stade, la priorité politique est de réduire l’empreinte carbone et d’améliorer la qualité de l’environnement. C’est ainsi que la ville veut favoriser les modes de déplacement doux, intensifier le recours au transport en commun et l’autopartage tout en privilégiant l’achat de véhicules moins polluants au CNG. Quelle place pour les chevaux dans tout ça ? La question est posée…