Dampremy - école du Phénix : Des enfants de primaire participent à un projet pilote wallon.

À l’aide d’un luxmètre qui permet de mesurer l’intensité de l’éclairage ambiant, Lina et Giuseppe vérifient que la luminosité de leur classe respecte les normes de santé et de confort. "En dessous de 300 unités, il faut allumer les lampes" expliquent les deux élèves de l’école primaire du Phénix à Dampremy.

Leur classe participe au projet pilote Génération Zéro watt, financé par la Wallonie. Il vise à mobiliser des enfants âgés de 10 à 12 ans dans une chasse aux gaspillages d’énergie. Objectif : "réduire les factures d’électricité de 10 % en supprimant les consommations inutiles, afin de se rapprocher du zéro watt aux heures creuses (nuit, week-end, congés)", explique Philippe Lombart, expert au cabinet de l’échevin Xavier Desgain (Ecolo) en charge de la Transition Écologique.

Pour encadrer la démarche : une animatrice du Centre régional d’initiation à l’environnement de Mariemont. Après une approche théorique et la présentation de certains outils, elle invite les enfants à procéder à un audit complet du bâtiment, sur base d’une grille d’analyse. C’est un formidable contexte mobilisateur pour des apprentissages sur l’énergie, en référence aux socles de compétences.

Une inspection des lieux s’impose : les appareils sont-ils toujours branchés, des lampes fonctionnent-elles pour rien ? "Avec leurs enseignants, c’est en groupe que les élèves et ceux de 5e année vont réfléchir à des solutions efficaces", note l’échevine de l’Enseignement Julie Patte (PS). Un bilan intermédiaire viendra dans la foulée, et enfin un bilan définitif au printemps, pour calculer les économies dégagées. Ces dernières sont évaluées en comparant la consommation d’électricité durant la période du défi (via les relevés d’index) avec celle de l’année précédente pour cette même période (via la facture).

Au lendemain de la mobilisation massive des jeunes en faveur du Climat, ce projet pilote fait sens. Sa finalité est que chacun rentre dans sa famille et applique à la maison la même méthodologie rigoureuse. Charleroi pense déjà à étendre la démarche à d’autres de ses écoles. "Ce sera le cas dès la rentrée prochaine", selon l’échevine. Son collègue Xavier Desgain veut quant à lui lancer un projet pilote de lutte contre les gaspillages de gaz dans une implantation scolaire, ce sera en 2020. La quasi-totalité des bâtiments communaux sont chauffés au gaz, selon Philippe Lombart.