Ce lundi, lors du Conseil communal, Ecolo, parti d'opposition a souhaité faire le point sur les motions adoptées par les autorités communales depuis un an. Pour ce faire, une liste de questions a été posée mais les réponses n'ont pas semblé satisfaire les élus écologistes.

Parmi les sujets abordés, il y avait l'état d'avancement de la motion contre la violence faites aux femmes et votée l'année dernière. "Nous souhaitions savoir où en sont les projets, si la zone de police a bien pris connaissance de la motion et de sa mise en pratique, mais aussi des réalisations au niveau de la commune comme la création d’un "Conseil consultatif des femmes" afin de réaliser un travail de veille et de consultance pour ces matières," explique Patricia Vanespen. Étant donné les circonstances particulières de 2020 dues à la pandémie on aurait pu croire qu'un ensemble de mesures auraient pu voir le jour mais Ecolo trouve que ce qui a été mis en place n'est pas adapté à la situation et ne cerne pas complètement la problématique de la maltraitance des femmes. "Il nous a été répondu que la commune veille à la parité dans ses services...une lecture d’un rapport de police avec quelques chiffres....J’ai insisté sur le conseil consultatif mais ils n’en ont pas entendu parler." Pour Ecolo il s'agit bien d'une réponse... mais à côté de la plaque.

Autre point mis en avant est l'état d'avancement de la charte Européenne pour l'Égalité entre les Hommes et les Femmes. "Adhérer à la Convention d’Istanbul permettrait de donner un signe fort sur l’engagement de la commune envers les femmes, avec un cadre clair et des objectifs concrets pour protéger les femmes contre toutes les formes de violences, de contribuer à éliminer toutes les formes de discrimination et de promouvoir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, de concevoir un cadre global, des politiques et des mesures de protection et d’assistance pour toutes les victimes de violences." Les réponses à ce point n'ont également pas satisfait les Ecolos. "Le Directeur Général a répondu que justement la Turquie se retirait de cet accord …que de toute façon le Bourgmestre n’est pas encore chef d’état et que ce n’est pas à lui de la signer…" le ton était donné. Certes, ce sont les états qui ratifient les textes mais l'action doit se faire à tous les niveaux de pouvoir, chose que ne semblait pas avoir compris l'équipe en place.

Au terme de ces questions traitant de la condition des femmes, les Ecolo ont souligné le manque d'implication et de proactivité pour des sujets aussi sérieux. "Nous n'avons donc pas eu de réponse satisfaisante concernant ces 2 points. Nous aurions aimé plus de réalisations concrètes de la motion de la part de la commune, comme un conseil consultatif des femmes qui pourrait développer des projets, par exemple des actions concrètes et mesurables en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, organiser des marches exploratoires pour relever les zones dans l’espace publique où les femmes se sentent en insécurité, de renforcer la communication, la sensibilisation et l'information sur toute l'entité."

Le but de ces questions n'était pourtant destiné qu'à éviter d'autres histoires semblables à celle d'Audrey retrouvée morte dans son coffre de voiture après avoir été tuée à coup de brique par son ex-compagnon en 2019.