Charleroi

C'est un groupe de professeurs et de parents mécontents qui souhaitent réagir à ce qu’ils estiment être un manque de considération.

La raison de ce mécontentement, le danger que doivent affronter chaque jour les élèves qui se rendent dans les écoles situées dans la zone intraring de Châtelet. En chantier depuis plusieurs années, traverser la rue de la Station relève de l’exploit. En effet, aucun passage sécurisé n’est présent afin de rejoindre l’autre côté. Pas de panneaux, pas de passages piétons.

Une fois la rue de la Station traversée, il faut encore arriver à son école sans être victime d’un chauffard roulant à tombeau ouvert dans les rues adjacentes des établissements scolaires Saint Joseph, de l’athénée Magritte et de Sainte Marie.

Un autre point noir se situe aux abords de la gare de Châtelet. Là, la circulation (pourtant limitée à 30 km/h) est un danger pour les piétons. Il existe un passage sécurisé pour traverser mais son emplacement est loin d’être des plus judicieux. En aménager un nouveau serait une bonne chose.

Du Côté des autorités communales, on connaît le problème. “Pour la rue de la Station, il n’y a pas de passage sécurisé à la hauteur de l'arrêt de bus. Malheureusement nous ne pouvons pas intervenir de notre initiative, la rue de la Station étant régionale. Toutefois nous allons encore les relancer pour sécuriser la traversée. Pour ce qui est de la gare nous allons également regarder les options qui s’offrent à nous.”

Si la réponse de la commune est fondée sur des faits objectifs d’aucun réclame un haussement de ton envers la Région. “En cas d’accident, je ne pense pas que ce soit la Région qui sera blâmée. Le bourgmestre n’est-il pas responsable de la sécurité sur son territoire ?”

À l’asbl Centre-Ville, déjà en charge de la sécurisation devant des établissements scolaires, on se dit prêt à réagir. “En l’absence de signaux et passages piétons il est aussi impossible d’assurer la sécurité de mon équipe. Si la police juge que cet endroit est dangereux et nécessite une surveillance particulière, nous nous adapterons au plus tôt” explique Geneviève De Gught responsable.​