Ecolo, parti d’opposition, a attiré l’attention des responsables communaux sur le manque de poubelles publiques en centre-ville. Souhaitant se faire l’écho des commerçants et des habitants, les verts ont pointé du doigt l’absence d’alternatives.

Avec moins de cinq poubelles dans les artères de l’hyper- centre, celles-ci se trouvent très rapidement pleines et des sacs s’entassent aux alentours. Même si un ramassage est effectué régulièrement, les déchets ont tendance à se retrouver dans les égouts alors que la commune est pourtant membre "d’Ici commence la mer". Cette opération est destinée à faire prendre conscience aux citoyens que les déchets jetés dans les égouts finissent leur course dans la mer.

Pour Luc Bogaert, "il faut des poubelles mieux réparties. L’intervention de l’échevine Marie-France Toussaint (PS) de dire que comme les gens mettent leurs déchets à côté des poubelles et donc il vaut mieux les retirer n’est pas une bonne politique."

Afin de contrer le phénomène, le conseiller Ecolo propose une meilleure communication ainsi qu’une surveillance accrue des points de dépôts grâce aux caméras mobiles. "On ne peut pas enlever toutes les poubelles parce qu’une minorité ne respecte pas l’espace public." Avec plusieurs établissements scolaires dans le centre-ville, les étudiants restent souvent à devoir trouver un moyen pour se débarrasser des emballages de sandwichs et des canettes de soda. "Au niveau des poubelles, on en fait le moins possible. Que faire par exemple, avec les déjections canines, même s’il y a des sacs disponibles en libre-service ? Je ne peux pas être d’accord avec l’échevine quand elle nous répond que les gens n’ont qu’à jeter leur sac dans leurs propres poubelles. La personne a déjà un geste environnemental en ramassant la déjection de son animal et il est normal de vouloir le jeter dans une poubelle publique. Oui, c’est un service public et il y a des personnes chargées de cela. Peut-être faut-il leur donner des moyens adaptés. Cela doit s’intégrer dans une campagne plus large du respect de l’environnement." 

Nous avons essayé de contacter Marie-France Toussaint, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations.