Malgré des listings dépassés, le personnel médical a reçu son matériel.

Ce jeudi matin, les infirmiers et infirmières à domicile de Châtelet se sont rendus devant un dépôt du service travaux de la ville afin d'y retirer les masques de protections tant attendus. Dans le respect des consignes de protection et de distances, ce personnel médical de première ligne s'était muni d'une preuve d'activités et de leur numéro INAMI afin de mener à bien la procédure.

Si dans l'ensemble tout semble s'être bien déroulé, certains se posent encore des questions quant à l'organisation mise en place. 

En effet, les chargés de la distribution des masques ont dû composer avec des listings complètement dépassés. Pour exemple, à Châtelet sur 79 adresses seules 33 étaient correctes. Pour le Directeur Général, Christophe Lannois, le couac provient de l'INAMI qui a refusé de communiquer les coordonnées à jour. Il a été demandé de s'adresser à un autre service mais celui-ci ne fonctionnait plus à cause du confinement. "La commune a également fait la demande auprès de l'INAMI qui a refusé en invoquant les RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données)", nous confie-t-on. 

Dès lors, les autorités communales châtelettaines ont dû faire preuve de bon sens et compter sur un personnel soignant solidaire afin de constituer des listes correctes. Seule une personne n'a pas été identifiée à l'issue de la distribution. Pour celles et ceux qui n'étaient pas renseignés sur la liste, il a fallu attendre quelques instants supplémentaires afin de réaliser un contrôle. 

Même si tout le monde a reçu le matériel, certains ne décolèrent pas en constatant la mauvaise communication entre les différents services impliqués dans la distribution.