Rose et Marc, 63 et 65 ans, ne parviennent plus à dormir de la nuit depuis plusieurs semaines maintenant. Les deux sexagénaires récupèrent leurs heures de sommeil durant la journée. Une fois la nuit tombée, plus moyen de fermer l’œil. À cause du traumatisme vécu durant la nuit du 6 au 7 juin dernier. Le couple dort paisiblement à son domicile de la rue Maréchal Foch à Châtelineau, sans se douter un seul instant que Fanny va péter les plombs…

Cette dernière n’est pas connue de la justice et de la police. Pourtant, cette nuit-là, vers 1h, la trentenaire se rend devant le domicile des parents de Greg, son ex-compagnon, avec la ferme intention de marquer le coup. "J’en avais marre d’être victime de menaces et de pression par Greg. Il m’a pris toutes mes économies et je n’avais plus rien. Je voulais qu’il cesse toute cette manipulation", déclare Fanny ce mercredi à l’audience.

Armée d’un bidon d’essence et d’un briquet, Fanny boute le feu au volet en bois se trouvant au rez-de-chaussée du logement de Rose et Marc avant de prendre tranquillement la fuite, en regagnant son véhicule stationné quelques mètres plus loin sur la place d’Aremberg. Sans l’intervention de deux témoins pour éteindre le feu et réveiller les occupants, les conséquences auraient pu être plus dramatiques.

"Mon petit-fils était également là. On ne dort plus la nuit. Dès le moindre bruit, on a peur", confie Rose, apeurée et fatiguée. Pour ce genre d’infractions, la peine peut aller de 3 à 20 ans de prison. La substitute Dutrifoy penche vers quatre ans de prison ferme. Fanny, elle, "dit regretter ses agissements".

Jugement pour le 23 septembre.