Charleroi Ibrahim K., 24 ans, reconnaît avoir harcelé et frappé son ex-petite amie.

Clara (nom d’emprunt) et Ibrahim ont vécu une histoire d’amour durant un an et quatre mois. En novembre 2016, les deux personnes se séparent. C’est le point de départ du calvaire de Clara, âgée de 19 ans aujourd’hui.

Son ex-compagnon la harcèle par téléphone, mais se rend également au domicile de ses parents et même à son école à Châtelineau. Il envoie une centaine de messages et appelle à 80 reprises par jour. Il menace également de balancer des images compromettantes si Clara ne le débloquait pas sur les réseaux sociaux.

Face au juge Jamar, le prévenu reconnaît le harcèlement, mais jure ne pas avoir commis les faits jusqu’en mars 2019.

Absente à l’audience, Clara n’a pas souhaité être confrontée à son ex. La jeune fille a même décidé de déménager à Bruxelles, histoire de s’éloigner de ce calvaire. "Elle n’osait même plus sortir de chez elle. Elle n’avait plus d’activités extrascolaires et elle ne se rendait plus en ville. Elle vivait dans la terreur", explique son avocate.

Le 25 mai 2018, le prévenu admet avoir porté des gifles au visage de Clara, devant son établissement scolaire : "Mais je ne l’ai pas tabassée non plus", signale le prévenu. L’homme ne comprend pas la prévention de coups et blessures retenue à sa charge.

Vu le comportement du prévenu, la substitute Broucke a requis la peine maximale de 2 ans de prison ferme. Ibrahim ne montre aucun regret et n’excuse pas son attitude : "J’aurais pensé au moins avoir des excuses, mais ce n’est pas le cas. On est face à un jeune homme qui souhaite que sa femme lui soit soumise. Mais en Belgique, on respecte la femme".

Le prévenu ne souhaite pas aller en prison : "Si je vais derrière les barreaux, qui va s’occuper de ma mère ? Mon père n’est plus là et c’est moi qui m’en occupe".

Une somme de 15 000 € est réclamée par la partie civile. Ibrahim prévient le tribunal : "Je le dis d’avance, je ne payerais rien !".

Jugement, le 15 octobre.