Charleroi La taxe pour les éoliennes a été augmentée de 20.000€ par mât.

La Ville de Chimay à décider d’augmenter sa taxe auprès de la société d’éolienne Green Wind. C’est une multinationale ayant 30 éoliennes dans la région, dont 9 à Chimay.

En 2013, la Ville instaure une taxe pour la société de 15.000 euros par éolienne et par an, celle-ci a été mise en application en 2014. À l’époque, la société avait attaqué cette taxe dans l’espoir de ne pas la payer. Malheureusement pour elle, ça a été refusé.

Des impôts doublés

Aujourd’hui, la Ville de Chimay souhaite augmenter cette taxe de 15.000 euros à 35.000 euros. "On anticipe un besoin de financement pour la piscine qui arrivera lorsque les travaux seront terminés", explique Tanguy Dardenne (Bouge +), 1er échevin.

Ils ont estimé que leur budget sera en déficit de 220.000 euros à cause du fonctionnement de la piscine. Celle-ci est pour l’instant en travaux, encore pour un certain temps.

Mais la Ville cherche déjà maintenant un moyen de financement afin d’anticiper le déficit.

10% du bénéfice taxé

"Quand on instaure une taxe, il faut prouver que la société a les moyens pour payer cette taxe et que ça ne mettra pas en péril l’activité. Nous avons donc analysé leur compte."

Pour une année, une éolienne fait plus ou moins 335.000 euros de bénéfices.

"Ils se font des bénéfices gigantesques." La Ville de Chimay considère donc qu’elle peut se permettre de demander un pourcentage de 10 % sur les bénéfices qu’ils font grâce aux éoliennes installées sur leur territoire. La taxe est validée par le Conseil d’État.

"Green Wind n’a aucun retour au niveau de l’emploi, ni de la commune. Les éoliennes ont aussi un impact paysager, on subit les nuisances. Donc la taxe est la contrepartie de cela. Ce n’est pas pour financer quelque chose qu’on gère mal. C’est pour la piscine, quelque chose de nouveau."