Six ans plus tard, la liste CLE est de nouveau majoritaire.


Lors des élections communales à Chimay, c’est à chaque fois la grande bataille entre le groupe CLE (Construisons l’Avenir Ensemble) et le groupe Bouge. En 2006, Denis Danvoye (CLE) devient bourgmestre. En 2012, le groupe Bouge passe devant, c’est Françoise Fassiaux-Looten qui devient bourgmestre. CLE se retrouve alors 6 ans dans l’opposition. Cette année, CLE redépasse Bouge à seulement 300 voix de différence. C’est donc Denis Danvoye qui reprend son poste de bourgmestre.

Quel est votre parcours politique ?

"En 2000, je me présente pour la première fois aux élections communales, je suis élu 1er échevin. Quatre ans plus tard, le bourgmestre arrêtait ses fonctions et j’ai donc repris son poste. Je me suis représenté en 2006 où j’ai été élu bourgmestre. En 2012, le groupe CLE perd. Cette fois-ci, les rôles se sont inversés."

Pourquoi avez-vous perdu les élections en 2012 à votre avis ?

"Je pense que nous n’avons pas fait une campagne électorale aussi convaincante que cette fois-ci. Nous n’étions pas assez allés à la rencontre de la population. Aux élections d’octobre 2018, nous avons eu 10 nouveaux sur 27. On a essayé de composer une liste avec des gens déjà introduits dans la vie communale, qui avaient déjà un contact avec la population. Il y avait un bel équilibre qui s’est concrétisé sur le terrain."

C’est un retour aux sources pour vous ?

"On me dit souvent que j’ai obtenu ma revanche. Mais je ne le vois pas ainsi. C’est surtout l’occasion de faire aboutir nos projets autrement. Être dans l’opposition nous a permis de voir les choses différemment, de prendre du recul. Nous allons mettre en place des réunions dans chaque village afin de faire remonter les informations des politiques vers les citoyens. On veut partir des citoyens pour faire le programme, les écouter, les faire participer."

Quelles sont vos priorités pour les six ans à venir ?

"Tout d’abord, c’est d’organiser ces réunions. Ensuite, ce sera le projet de la piscine qui est actuellement en travaux. Nous voulons continuer ce projet. La majorité avait l’idée de faire un centre aquatique. Mais les gens ne veulent pas de ça. On va donc voir comment on peut réaliser cela autrement, c’est un chantier important, mais il faut pouvoir l’assumer avec le budget communal."

Quel sera votre mode de fonctionnement ?

"En 2006, on avait réalisé de grands projets, et pourtant on n’a pas été réélu. On va donc changer notre manière de faire. On a vraiment ressenti dans la campagne que la population voulait être entendue. L’idée, c’est donc d’écouter les gens en premier lieu, pour savoir ce qu’ils veulent. Ce qu’ils souhaitent n’est pas toujours réaliste, mais ils comprennent mieux quand ils participent. Il faut combler le creux entre la politique et les citoyens."