Comme de coutume dans ce genre de dossiers, ce sont deux versions qui se sont opposées ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Pour la partie civile et le parquet, la version des faits rapportée par Paola (prénom d’emprunt) est la plus crédible. De l’autre côté, Christian jure qu’il s’agissait d’une relation consentie. Ce dernier est suspecté d’avoir violé la jeune femme, dans sa voiture, le 30 novembre dernier.

Juste avant cette scène, Christian et Paola avaient déjà partagé quelques soirées ensemble. Par le passé, Paola a déjà vendu son corps pour payer sa dose de drogue. Ce fut le cas avec Christian. Mais pas durant la soirée du 30 novembre, selon le parquet. "Elle a échangé des SMS avec le prévenu, qui insistait pour la voir afin d’avoir une relation sexuelle. Mais elle n’a jamais donné son accord", souligne le substitut Vervaeren…

Une femme détruite

Le son de cloche est également similaire du côté de la partie civile. Me Martines est revenue sur les propos tenus par sa cliente sur le déroulement des faits. À l’issue de ce rappel des faits et submergée par l’émotion, Paola a été contrainte de sortir quelques instants de la salle d'audience pour se remettre de ses émotions… Pour le parquet, il existe un faisceau d’indices graves, précis et concordants prouvant la culpabilité de Christian. Compte tenu de l’absence d’antécédent judiciaire, une peine de 40 mois de prison accompagnée d’un sursis probatoire est requise.

Sans surprise, la défense plaide l’acquittement au bénéfice du doute, estimant qu'il s'agissait d'une relation consentie, moyennant une somme d'argent. Jugement le 26 juillet.