Christophe n’a jamais connu d’ennuis pour violences. L’homme de 49 ans présente "seulement" deux antécédents de roulage. Mais ce jeudi, Christophe doit s’expliquer sur une scène de coups et blessures sur Elsa, début août 2019. Ce jour-là, la police de la zone Germinalt est intervenue au domicile du couple.

Comme le confirment les forces de l’ordre, Elsa présente diverses blessures, principalement des hématomes, dont un qui est localisé au niveau du cou de la femme lors de l'intervention policière. Des photos montrent également un doigt en piteux état. Face à ces éléments, la substitute Marr n’a aucun doute sur le déroulement de la scène. "Elle a subi de nombreux coups, notamment une tentative d’étranglement, et elle a pu mettre un terme à la scène quand elle a enfermé son compagnon dans le jardin." Elsa confirme même avoir été jetée dans les escaliers.

Comme souvent dans ce genre de dossiers, le son de cloche est radicalement différent sur le banc adverse. Christophe nie les faits et prétend même qu’il est la victime dans ce dossier. "C’est une femme plutôt méchante. On a eu une dispute et elle m’a giflé, tiré les cheveux et poussé deux fois dans les escaliers." Ce dernier avance également une explication pour les photos déposées au dossier. "Ce ne sont pas des photos de ce jour-là. Elle s’est elle-même jetée dans les escaliers et je l’ai rattrapée."

Face à ces divergences d’opinions, le parquet doit trancher. D’après la substitute Marr, les éléments du dossier accréditent la version d’Elsa. Une peine de 12 mois de prison est requise pour sanctionner les faits. Jugement le jeudi 15 avril.