Pour la SPA, avoir l’occasion de se retrouver devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour plaider dans un dossier lié à la cause animale est une occasion qui n’arrive que trop peu. "On est là pour rappeler que la cause animale est importante. Malheureusement, dans la majorité des dossiers de maltraitance animale, le parquet classe les dossiers sans suite", confie Me François Eteve, représentant la SPA.

Fort heureusement, le dossier qui a été évoqué ce mardi devant le juge Davio ne parle pas de maltraitance animale, mais d’un vol simple commis à la SPA le 1er octobre 2019. Ce jour-là, Cindy, accompagnée par trois adultes et deux enfants âgés de 9 et 11 ans dans une Audi A5 cabriolet, se présente aux portes du refuge. Cindy en profite pour se servir parmi les animaux présents pour quitter les lieux avec un petit chihuahua dans les bras.

Filmée par les caméras de surveillance, Cindy a reconnu la matérialité des faits face aux policiers. Elle explique avoir agi de la sorte après avoir eu l’autorisation d’un ouvrier de la SPA pour récupérer le chien appartenant à l’une de ses amies. "Mais le gérant et l’ouvrier lui-même ont confirmé que c’était tout bonnement faux."

L’histoire du chihuahua dérobé se finit bien. Le chien a été retrouvé en bonne santé et adopté par la suite par une famille. Pour la SPA, il est important de faire de la prévention à travers ce dossier. "Surtout qu’il y avait deux enfants dans la voiture au moment du vol. Ce n’est pas comme ça que l’on doit agir avec les animaux."

La substitute Broucke a décidé de laisser l’appréciation de la juste peine pénale à infliger à Cindy au tribunal correctionnel. Jugement le 23 février prochain.