L'Otan souhaitait que les pays membres présentent "la candidature de pôles d'innovation développant des technologies civiles qui offrent un potentiel d'utilisation militaire", dans une série de domaines, ajoute le cabinet Borsus. Aux candidatures wallonnes s'ajoutent plusieurs autres dont celle du centre interuniversitaire IMEC, installé à Louvain (Leuven), réputé pour sa recherche en micro- et nanotechnologies.

Le 7 avril, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan avaient officiellement lancé l'accélérateur d'innovation de défense pour l'Atlantique Nord, dit "DIANA", en en approuvant la charte. L'idée du DIANA est de faire collaborer les professionnels de la défense et les meilleurs start-up, scientifiques, centres de recherche et entreprises technologiques à travers les pays membres, pour que l'Otan soit assurée d'être et de rester à la pointe dans les "technologies émergentes et de rupture" identifiées comme prioritaires. Parmi celles-ci, l'intelligence artificielle et le big data, ou encore les technologies quantiques et biotechnologies. Le Bureau régional européen du DIANA sera géré par l'Estonie et le Royaume-Uni.

Les projets du DIANA s'appuieront concrètement sur un réseau d'"accélérateurs" et de "centres d'essais". C'est là que des pôles comme WSL et A6K entrent en jeu. Le premier sera ainsi "accélérateur" de start-up. Le second sera "centre de test pour la cybersécurité et l'intelligence artificielle dans le secteur de la défense en lien avec les projets TRAIL et CyberWal soutenus par le Gouvernement wallon", communique le cabinet Borsus.

En tout, il y aura cinq opérateurs participant en Belgique. Du personnel de l'Otan sera détaché dans ces différents pôles d'innovation, note le ministre wallon. Les PME activent dans les domaines prioritaires pourront bénéficier de nouvel "écosystème" Otan pour par exemple "co-développer directement avec l'utilisateur militaire", tester et adapter leurs technologies aux attentes des marchés de défense, etc., illustre Willy Borsus.