75 à 80% des recettes des clubs sportifs amateurs viennent de leur petit horeca - buvettes et soupers - souligne le député écolo Christophe Clersy dans une intervention au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Et derrière chaque club, on trouve des enfants, des femmes et des hommes qui s'engagent comme professionnels ou volontaires", dit-il.

Avec la crise sanitaire, l'arrêt des entraînements, et maintenant la fermeture des buvettes et de l'horeca, ces clubs amateurs sont en difficulté. Et qui dit club amateur en difficulté, dit risque d'isoler les jeunes qui les fréquentent s'ils fermes temporairement ou de manière durable : alors qu'on connaît l'impact psychologique de l'isolement social sur les jeunes de 4 à 21 ans, qui seraient cinq fois plus sensibles à la dépression d'après les chercheurs de l'université de Bath (Royaume-Uni).

Pour le député, il faut trouver une solution pour le financement des clubs sportifs amateurs. "Les Français disent qu’en Belgique, on construit la buvette avant la salle de sport elle-même. Cette dépendance n’est plus tenable. Je pense que le renforcement de la solidarité entre le sport professionnel et le sport amateur est essentiel", note Christophe Clersy. "Outre Quiévrain, une contribution de 5% sur la commercialisation des droits d'exploitation audiovisuels des compétitions sportives est ainsi d’application. Au nom de la solidarité entre sport professionnel et sport amateur, le produit de cette participation solidaire, dont la recette est estimée à 53 millions d'euros en 2019, est reversé au Centre national pour le développement du sport et utilisée pour les programmes dédiés au sport pour tous. A l’image de ce qui a été fait dans le secteur culturel, une conférence interministérielle autour de lavenir du sport simpose pour débattre de tels sujets."