L’échevin Éric Goffart, entre travaux de voirie et chantiers numériques.

Pour développer une politique digitale cohérente sur son territoire, la Ville de Charleroi s’est dotée d’un échevin du Numérique. Six mois après l’élaboration du plan stratégique transversal (PST), Éric Goffart (C +) dresse l’état d’avancement des projets. "Lors de nos états généraux du mois de juin dernier, trois axes prioritaires avaient été identifiés. D’abord, la transformation de notre administration : comment la rendre plus efficace et accessible aux citoyens en tirant parti des nouvelles technologies du Web et de l’informatique. Ensuite, l’expansion de l’économie digitale : comment aider les entreprises à saisir les opportunités qui se présentent et les accompagner dans certaines de leurs démarches pour leur faciliter la vie. Enfin, le soutien de la formation aux compétences numériques, pour généraliser les bons usages et la maîtrise des outils de demain."

Éric Goffart ne veut pas être le porteur de tous les projets. "Cette transition concerne l’ensemble de notre collège communal, pas question de tomber au coup par coup dans le piège de la dernière appli à la mode ! L’approche doit être concertée et globale pour chacun des ‘chantiers’ qui nous attendent : plateforme d’e-consultation pour booster la participation citoyenne avec Julie Patte, portail unique de la Culture avec Paul Magnette, logiciel événement avec Babette Jandrain, gestion centralisée des plaintes et doléances propreté, voirie, espaces verts avec Mahmut Dogru…"

Pour piloter ces projets, la ville a prévu de recruter un smart city manager, un point inscrit au plan d’embauche à la demande de l’échevin de tutelle. Qui souhaite également mettre sur pied une journée du numérique associant responsables politiques communaux et managers de l’administration.

Parce que la fracture numérique ne porte plus sur les moyens, c’est-à-dire l’équipement, mais sur les usages, soit les compétences permettant d’exploiter les ressources digitales, la ville de Charleroi se doit de développer la formation. "Selon une étude de l’agence du numérique, 90 % des ménages wallons ont l’Internet à la maison, et 75 % possèdent un smartphone. Tendre vers une société inclusive impose donc de former les citoyens depuis l’école fondamentale jusqu’au troisième âge en passant par la formation continue des adultes. Nous disposons de projets à la pointe dans ce domaine : l’Edulab de TechnofuturTIC, espace de découverte et d’expérimentation, le centre des Aînés du Tailleny à Ransart qui propose des formations spécifiques aux seniors. Molengeek a aussi manifesté de l’intérêt pour implanter une antenne chez nous. Tout cela est de bon augure !"