Rendez-vous ce lundi soir au Marignan, à l’initiative de l’Ucac.

Vous avez le projet d’ouvrir un magasin ou de commencer une activité à Charleroi, à quelles aides publiques avez-vous droit ? Devant la complexité des mesures existantes, l’Union des commerçants et artisans de Charleroi (Ucac) s’est associé l’expertise de partenaires publics et privés pour apporter non pas une seule mais plusieurs réponses à cette question : une soirée d’information est programmée ce lundi de 18 à 22 heures au théâtre Marignan sur le boulevard Tirou, c’est l’occasion d’éclairer les commerçants sur les dispositifs et formalités à accomplir.

Pendant 1 h 30, cinq intervenants se succéderont à la tribune : le représentant d’une banque privée parlera des aides à la consultance et à l’investissement, une responsable du Forem de ce qui existe pour soutenir la création d’emploi et la formation. Avant les exposés des délégués de l’Union des classes moyennes sur les aides publiques au développement et les moyens de réduire ses coûts, la directrice de l’ASBL Charleroi Centre-Ville Sophie Colin présentera les programmes mis en place par la Wallonie et Charleroi pour aider les starters. Exemple : la Fabrique à boutiques, un projet pour soutenir la revitalisation de cellules vides. Outre la rue de Marcinelle où il a été testé, ce dispositif s’étend désormais aux rues Dupret, de Montigny et de Marchienne ainsi qu’au bas de la Montagne. Dans le cadre du programme Créashop, des aides régionales sont combinables. Il y a enfin les aides à la création de pop-up stores.

Quelles compensations pour les dommages causés par les travaux de rénovation urbaine à la ville haute ? "Le point sera abordé lors d’une rencontre ultérieure", indique le président de l’Ucac Franco Cazzetta. Il existe en effet en Wallonie une application pour l’indemnisation des indépendants et commerçants dont le chiffre d’affaires est affecté par des travaux publics d’une durée de minimum 20 jours. Son nom : Wallinco. À Charleroi, un dispositif complémentaire pourrait voir le jour prochainement. "Nous regardons s’il est budgétairement possible de mobiliser des moyens", indique l’échevine PS du Commerce Babette Jandrain.