Le quartier où se trouve la "maison Dutroux" ne jouit pas d’une bonne réputation. Situé en dessous de l’Avenue de Philippeville, il est souvent considéré comme un endroit sale.

Heureusement, depuis maintenant un an, Composite a lancé le projet "Label Marcinelle". "Nous avons demandé des subsides auprès de la Ville de Charleroi. Nous avons participé aux appels à projet de "Culture en Ville" et de "Proximity" pour obtenir ces subsides. L’objectif est d’embellir ce quartier de Marcinelle avec de la végétation mais aussi avec la participation citoyenne", explique Cyrielle Marlet, porte-parole de Composite.

Dans cette dynamique de cette revalorisation de cet endroit, l’ASBL a décidé de créer trois œuvres avec l’aide d’artistes de la région. "La première est la mosaïque "Marcinelle" qui a été réalisée par Nicolas Hellas. Nous avons voulu rendre une ode à cette commune. Nous avons aussi la fresque monumentale qui a été créée par Gwenaelle Dumont. Durant les vacances de Pâques, les jeunes de la MJ de Marcinelle ont commencé à la peintre. Elle a été achevée au mois de mai par des citoyens. Pour la dernière œuvre, il s’agit d’un escalier en piano", énumère la porte-parole.

De plus, ce dimanche la première édition du café-citoyen s’est tenue. Xavier Desgain, échevin de la transition écologique et Julie Patte, échevine de la participation citoyenne et des quartiers étaient entre autres présents. Ils ont pu s’entretenir avec les habitants de ce quartier sur des sujets concrets pour que les choses bougent. Cinq autres séances de café-citoyen sont prévues.

La dernière partie du projet "Label Marcinelle" se déroulera vers le mois d’octobre. "Pour la végétalisation, il faut rendre un permis à la commune. Ici à Composite, nous allons rassembler les demandes pour les remettre à la Ville de Charleroi".

Cependant, toutes les œuvres ne plaisent pas à tout le monde. Une habitante confie que ce n’est pas son style et qu’il ne faut pas attirer l’attention sur ce quartier. Cyrielle Marlet relativise en affirmant que tous les goûts sont dans la nature. "Nous avons su impliquer les jeunes de la MJ et les citoyens", conclut-elle.