Si un prévenu a été condamné par défaut et qu'il n'accepte pas la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel, il a la possibilité de former opposition au jugement dans les quinze jours où il a pris connaissance de la décision de justice. Ce vendredi matin, c'est Dogan qui est venu s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés.

Condamné à 30 mois de prison, Dogan a formé opposition contre le jugement condamnant son attitude, le 21 octobre 2019, à Farciennes. Ce jour-là, la zone de police locale a été contrainte d'user de la force pour maîtriser Dogan, nerveux selon les deux policiers présents sur place.

Si les agents sont intervenus, c'est à la suite d'une altercation opposant Dogan à un chauffeur de camion. Le prévenu confirme bien avoir porté des coups simples à la victime. « Il faisait une manœuvre à ce moment-là et il était proche de la voiture se trouvant derrière son camion. Je lui ai fait la remarque et il a fait mine de venir vers moi. Je pensais qu'il allait m'agresser alors je l'ai frappé en premier. »

La suite de la scène est vivement contestée par Dogan. Pour le parquet, les agents ont fait usage de la force parce que Dogan s'approchait d'eux et semblait nerveux. Les agents se sont sentis agressés. Dogan, lui, prétend avoir été serré à la gorge par l'un des policiers et avoir reçu des coups avant de chuter au sol.

Quant à une éventuelle explication sur la lourde incapacité de travail de plus de quatre mois d'un des policiers, Dogan indique « connaître l'agent en question via son ancien boulot et que ce dernier avait des problèmes à l'un de ses genoux. » Le substitut Bury ne s'oppose pas à un sursis contre le prévenu, qui souhaite lui effectuer une peine de travail.

Jugement le 8 avril.