Soliman M., 46 ans, risquait la révocation du sursis probatoire qu'il avait obtenu en novembre 2014. L'homme, sans enfants, s'était invité dans une fête scolaire, ne respectant pas une de ses mesures.


Le 18 janvier 2014, le quadragénaire avait été condamné à une peine complémentaire de 4 ans et 4 mois de prison avec un sursis probatoire de 5 ans pour des attentats à la pudeur et des viols commis sur de jeunes filles âgées de plus de 14 ans, mais toujours mineures. En 2019, Soliman passait dans une rue et remarquait la présence de plusieurs personnes. Il pensait d’abord à une fête des voisins et décidait donc d’y jeter un coup d’œil. Mais sur place, le prévenu s'était vite rendu compte qu'il venait de pénétrer dans une fête d’école. Pourtant, une des mesures de son sursis probatoire lui interdisait formellement tout contact avec de jeunes filles en l’absence d’adultes. Face au tribunal, l’homme jurait n’être resté qu’une dizaine de minutes sur place et qu'il a toujours respecté ses conditions.

Le ministère public considérait que le prévenu avait enfreint une de ses mesures et demandait donc la révocation du sursis. Déjà en 2017, il n’avait pas averti son assistant de justice qu’il avait changé d’adresse. Et là, second couac de Soliman M. en pénétrant dans l’école. Selon le parquet, le prévenu manquait d’explications claires pour expliquer cet écart de conduite.

Me Jean-Philippe Mayence, avocat de Soliman, ne comprenait pas la volonté du ministère public de révoquer le sursis probatoire de son client puisqu'il n'y avait eu aucun contact entre de jeunes filles et Soliman. Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a estimé que Soliman n'a pas enfreint l'une de ses mesures. Son sursis probatoire n'a pas été révoqué.