Les zones de police interviennent lors du non-respect des mesures suite à la pandémie.

Depuis plusieurs jours maintenant, les Belges se retrouvent confinées à leurs domiciles. La consigne est claire : restez chez vous ! La faute au coronavirus, qui n’arrête pas de se propager à grande vitesse, contaminant de plus en plus de personnes.

Les zones de police veillent dorénavant au bon respect des mesures gouvernementales en patrouillant dans les rues, n’hésitant pas à arrêter passants ou véhicules pour connaître les raisons de leurs déplacements. Mais, dans certains cas, des comportements inciviques sont constatés et font l’objet d’un P.-V. dressé par les forces de l’ordre. Ensuite, le parquet de Charleroi peut se charger d’une sanction administrative ou judiciaire, si les comportements inciviques se répètent.

Du côté de la zone de police Brunau (Fleurus, Pont-à-Celles et Les Bons Villers), une opération particulière a été lancée pour faire face aux comportements inciviques. Son nom : Goodwill, ce qui signifie la bonne volonté, la bienveillance en anglais. Plusieurs patrouilles surveillent les rues des trois communes, notamment le soir. Plusieurs personnes n’hésitent pas à se réunir. "On a constaté que, vu la fermeture des cafés, les gens ont tendance à se rafraîchir auprès des stations-service et des magasins de nuit qui doivent fermer leurs portes à 22 h. Mais c’est totalement interdit, donc nous sévissons", signale Christian Marit, chef de corps. Certains conducteurs profitent également des rues désertes pour enfreindre certaines règles au volant de leurs véhicules.

Jusqu’à maintenant, aucun P.-V. n’a encore été dressé. "Il y a déjà eu quelques recommandations formulées auprès de citoyens. Mais, jusqu’à maintenant, ce n’est resté qu’au stade de la prévention." La zone de police Brunau compte appliquer "la méthode graduelle" : "On prône toujours le dialogue. Ensuite, si l’on voit que cela ne change pas, alors on va monter dans la procédure jusqu’à dresser un procès-verbal." Outre la surveillance dans le cadre du respect des mesures gouvernementales, la zone de police n’oublie pas les habituelles missions. "Nous avons, il y a quelques jours, interpellé un dealer né en 2001 qui souhaitait vendre du cannabis. Nous restons évidemment attentifs aux autres situations."

Du côté de la zone de police des Trieux (Courcelles et Fontaine-l’Évêque), la grande majorité des habitants respectent les mesures. "Jusqu’à maintenant, nous avons constaté quelques rassemblements entre cinq et dix personnes, mais la situation s’arrange rapidement", explique Delphine De Lavareille, chef de corps de la zone. Aucun P.-V. n’a pas encore été dressé.