Johan Pétré est directeur à l'école fondamentale Notre-Dame de Lodelinsart. Il est également échevin de l'Enseignement à Courcelles, mais ce n'est pas dans ce cadre qu'il prend la parole cette semaine.

Il a envoyé une lettre ouverte à la ministre de l'éducation, Caroline Désir, suite à l'annonce de la prolongation des congés de Toussaint de deux jours. "Madame la Ministre, que dire ? La semaine dernière, personne ne s’y attendait Votre constat fut sans appel : les enseignants et les directions sont fatiguées… Vous avez octroyé deux jours de congé supplémentaires. Stupéfaction, étonnement, … beaucoup de superlatifs ont été employés", écrit-il. "Non ! nous ne sommes pas des fainéants… mais j’espère que vous vous en doutez. Bien entendu nous sommes épuisés de cette gestion liée au Covid et je pense que beaucoup sont au bord du « craquage » face à l’organisation journalière. MAIS fallait-il donner deux jours de plus ou bien donner les moyens de gérer la propagation du virus ? Personnellement, je plaide pour la deuxième solution !"

Pour lui, il faut donner les moyens d'éviter la propagation du virus dans les écoles. Parce que professeurs et enseignants sont, aussi, des professionnels. 

Comment ? En suspendant les cours du 26 au 30 octobre, tout en conservant une garderie pour les enfants dont les parents travaillent. Ce qui réduirait le nombre d'enfants dans les écoles et le nombre de professeurs nécessaires. Les enfants auraient un dossier et un travail à domicile à effectuer. Puis la semaine du 2 au 6 novembre, les congés scolaires tels que prévus. Avant de refaire une semaine de suspension des cours du 9 au 13 novembre, avec à nouveau garderie d'un côté et travail à la maison de l'autre. Avec pour objectif une reprise des cours, totale ou partielle, dès le 16 novembre. 

Pour Johan Pétré, cette procédure permettrait "trois semaines où les enfants, ados et enseignants sont moins en contact, donc le virus circulera moins, et rien ne change pour les parents qui travaillent." Les professeurs, moins nombreux, se croiseraient donc également moins, et cela permettrait de faciliter le nettoyage et la désinfection des locaux scolaires. "Quant à l'apprentissage à domicile pendant deux semaines, c'est mieux qu'un confinement comme l'année scolaire précédente."

Il conclut: "je n'ai aucune prétention, je préfère, au lieu de critiquer, proposer une réflexion qui me semble de terrain. Vous pouvez donner aux écoles l'opportunité de reprendre la gestion de leur établissement de manière cohérente. Dommage que votre entourage n'ait pas proposé une telle alternative."