La cata dans les écoles ? Pas au sein du réseau d’enseignement obligatoire de la ville de Charleroi, même si chaque cas est un cas de trop et entraîne des difficultés organisationnelles et des mises en quarantaine. Première échevine de tutelle, Julie Patte (PS) a livré ce lundi les derniers chiffres de contaminations. Et on est loin du chaos. "Entre le 1er et le 26 octobre, nous avons enregistré 50 cas dans une population de 10 868 élèves. Cela représente un taux de positivité extrêmement faible, de l’ordre de 0,46 %."

Le résultat confirme que les enfants de moins de 12 ans présentent des risques infimes de contracter la maladie et de la transmettre. De manière générale, ils sont davantage sujets à en développer des formes légères et asymptomatiques, ce qui complique le dépistage. Plusieurs études à ce propos sont détaillées sur le site de l’institut de recherche et de santé publique Sciensano. "Parmi le personnel enseignant et d’encadrement, c’est-à-dire les instituteurs, profs et agents d’accueil temps libre, 66 cas positifs ont été diagnostiqués, soit une proportion de 3,34 %." Pour Julie Patte, ces chiffres sans les minimiser montrent que l’on ne peut parler de chaos.

Pour elle, il faut mobiliser tous les moyens pour garder les écoles ouvertes. Dans ce cadre, Charleroi a prévu d’en maintenir neuf accessibles les 9 et 10 novembre, pour les parents n’ayant pas de solution. Cela concerne quelque 200 élèves. La Ville va aussi réfléchir à un étalement des heures de rentrées de classe en matinée, de manière à réduire encore la charge des transports en commun.

Comme l’a rappelé l’échevin de la Mobilité Xavier Desgain (Ecolo), le TEC a déjà renforcé l’offre de services aux heures de pointe tandis que l’organisation des cours à distance pour le secondaire et le supérieur vont contribuer à diminuer l’affluence.