En Wallonie, Charleroi a fait incontestablement plus - et mieux - que les autres communes pour soutenir à bout de bras son secteur culturel. D’importants moyens financiers ont été mobilisés pour aider les opérateurs à passer au travers de la crise. Mais la situation est loin d’être réjouissante. 

Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, le bourgmestre Paul Magnette présente pourtant le secteur comme résilient. Un secteur qui a su s’adapter aux contraintes sanitaires, selon lui. "Durant cette période indécise, le Centre Culturel l’Eden, le Vecteur, Charleroi Danse, le Théâtre de l’Ancre, le Palais des Beaux-Arts poursuivent une démarche résidentielle de création, les musées enregistrent une belle fréquentation malgré la suppression des visites collectives… Quant aux activités décentralisées dans les quartiers, une soixantaine d’entre elles ont pu être organisées l’été dernier grâce au soutien financier de la ville" , observe-t-il dans une réponse à la question de l’Écolo Benjamin Debroux.

Les statistiques le montrent : à Charleroi, le réseau de lecture publique a relativement bien résisté. C’est ainsi que 270 000 prêts de livres et prolongations ont été effectués en 2020 contre 317 000 l’année précédente. Les quinze bibliothèques communales ont mis en place et généralisé le "take away". "Accessibles sur rendez-vous, elles répondent à des demandes ponctuelles, proposent des dépôts aux institutions et écoles, aident à la recherche pour les travaux de fin d’études, donnent des conseils de lecture… Par ailleurs, le public a la possibilité d’emprunter dix livres par an au lieu de cinq. À noter également que les plateformes de livres numériques en ligne sont gratuites, à condition que la personne soit inscrite dans le réseau via le site. Des animations et ateliers sont enfin accessibles depuis leur chaîne Youtube" , pointe Magnette.

Que la situation puisse être pire, probablement. De là à dire que ça va bien, quand les opérateurs font ce qu'ils peuvent avec peu de possibilités...