La réinternalisation du curage des avaloirs, un service que la ville de Charleroi avait externalisé, est une opération gagnante selon l’échevin des Travaux Eric Goffart. Dans une réponse à l’interpellation des conseils de participation, il en détaille les bénéfices : le premier est financier, avec une économie annuelle de 400 000 euros intégrée dans le plan de gestion. Le deuxième est opérationnel : "en 2021, les agents de l’équipe spéciale voirie (ESV) ont traité plus de 20 000 avaloirs et ont répondu à 2364 demandes", indique Goffart. Cela représente 857,782 tonnes de boues collectées, soit une moyenne de près de 3,5 tonnes par jour ouvrable.

Il faut se remettre à l’esprit quelques évidences : d’abord, tous les avaloirs ne demandent pas la même fréquence d’intervention. Ensuite, s’ils sont bouchés, l’urgence est différente selon qu’ils se trouvent en point bas dans une zone inondable ou sur un point haut du territoire. Au sommet d’une pente, cela peut représenter un risque et changer la donne. Tous ces points bas ont été identifiés, traités et font l’objet d’une surveillance particulière et de traitements réguliers. Pour les autres, les Equipes Spéciales Voirie établissent un planning mais réagissent aux sollicitations qui leur sont adressées. Enfin, une attention particulière est réservée à la rénovation des équipements et du réseau.

Il est à noter que plusieurs contraintes extérieures affectent directement le rendement qui pourrait être attendu. Les périodes de gel, les horaires d’accès à l’exutoire pour le déversage des boues de curage, ou l’incivisme ambiant.

On retrouve de tout dans les avaloirs, depuis les cannettes à boisson et vidanges de bouteilles PVC au ciment et gravats déversés par des irresponsables.

Pour joindre le service, rien de plus simple : un formulaire en ligne est disponible sur le website de la Ville. Un contact est aussi possible par téléphone au 071/860 200 ou par mail à l’adresse avaloirs@charleroi.be.

D.A.