En 2017, la situation entre Damien et Jean-Carl était tendue. Les deux hommes ne se cachaient pas pour exprimer ce qu'ils pensaient l’un de l’autre. Des menaces et des altercations rythmaient également les échanges de garde. Pour ne rien arranger, Damien était en couple avec l’ex-compagne de Jean-Carl, qui partageait sa vie avec l’ex-chérie de Damien.

Sans surprise, la situation explosive a fini par imploser, le 27 août 2017 à Montignies-sur-Sambre. Ce jour-là, Jean-Carl est venu sur les lieux pour récupérer sa fille, partie en vacances avec sa mère et son beau-père. Victime de plusieurs coups de poing au visage, Jean-Carl a été hospitalisé plusieurs jours pour, notamment, une fracture à la mâchoire. « Il est descendu de la voiture, été à la rencontre du prévenu, tourné la tête et reçu un premier coup de poing par surprise », affirme le parquet.

Un instinct de survie

Mais de l’autre côté de la barre, Damien ne fait preuve d’aucune remise en cause et d’aucune prise de responsabilité. La scène a été filmée par l’une des filles de Jean-Carl et une voisine confirme avoir vu Damien comme celui qui agresse la victime, qui avait le visage ensanglanté. « Même si on ne voit pas de coups sur la vidéo, on entend un « ça va ? » avant d’entendre un bruit de claquement, pouvant laisser penser à un coup. » Ce qui donne crédit à la version de la partie civile.

Mais Damien n’en démord pas et jure avoir été agressé par-derrière. « J’étais dans l’allée en train de décharger la voiture quand je me suis senti étranglé et tiré en arrière. Alors j’ai frappé. C’était un instinct de survie, car j’ai manqué d’air », explique le quadragénaire, affirmant que Jean-Carl avait une dent contre lui. « Il n’a pas accepté qu’on parte en vacances avec sa fille. »

Dans l’autre sens, Damien a lancé une citation directe contre son rival pour une prétendue scène de coups remontant au 30 juin 2017. « Il prétend avoir été victime de coups alors qu’il se trouvait dans sa voiture. Honnêtement, il n’y a aucun élément dans le dossier et pas de témoin pour confirmer les faits », admet le parquet. Une peine de 18 mois de prison est requise contre Damien. Jugement le 18 mars.