Durant la période de confinement, les jeunes sont davantage sur leur ordinateur, sur leur tablette et sur leur smartphone. Ceux-ci sont des terrains propices au cyber harcèlement.

A Charleroi, l’ASBL dans ma RUCHE - Restons Unis Contre le Harcèlement à l'Ecole - lutte contre le harcèlement et le cyber harcèlement. "Nous restons en contact avec les familles. Nous sommes présents sur les réseaux sociaux. Nous organisons également des entretiens individuels. Et nous échangeons par téléphone", explique Cassandra Gheys, fondatrice de l’ASBL dans ma RUCHE. Le but de celle-ci est de sensibiliser et d’informer sur le harcèlement scolaire.

De plus, durant ce contexte de crise sanitaire, les jeunes se sentent abandonner par le monde de l’enseignement. "J’ai le cas d’une jeune fille qui subit du harcèlement depuis le mois de janvier-février. Elle reste sans réponse de la part de l’école", détail Cassandra. Les établissements scolaires suivent moins les cas de harcèlements parce que ce sujet est passé au deuxième plan. Les jeunes qui subissent le harcèlement scolaire ont un sentiment d’impuissance et d’incompréhension.

En outre, le cyber harcèlement continu à faire des dégâts. "J’ai encore un autre cas d’une jeune fille qui a du mal à suivre ses cours à distance car les élèves de sa classe ne l’informent pas de la création des groupes ou alors ils la suppriment", ajoute la fondatrice de l’ASBL. Cette dernière est bien consciente que le harcèlement est la première raison du décrochage scolaire.

Pour ne pas subir les effets du harcèlement, il faut avant d’effacer, faire des captures d’écran si des plaintes sont nécessaires. Ensuite, il faut bloquer le harceleur et trouver une personne de confiance.