Quelques mois plus tard, le 6 juillet, Sébastien a laissé exploser sa colère en déversant de l’huile sur le véhicule de son ex et en lui crevant les quatre pneus. Le lendemain et le 10 juillet, c’est la façade du domicile de la victime qui a été dégradée par Sébastien, via des tags. Si ce dernier s’est enfin calmé vis-à-vis de son ex-compagne, ce ne fut pas le cas avec les policiers de la zone de police Brunau.

Le 29 juillet 2020, en état d’ivresse et déchu du permis de conduire, Sébastien a été emmené en cellule de dégrisement par la police locale à la suite d’une sortie de route dans un champ. Dans la cellule, c’est le branle-bas de combat. Sébastien entre dans une rage folle suite à une remarque des policiers sur l’état de ses chaussettes. "Il est parvenu à forcer la porte du cachot en frappant à plusieurs reprises dessus. Il a également brisé ses colsons et tenu des propos blessants et injurieux envers les fonctionnaires ", résumait Me Demanet, partie civile représentant les policiers victimes de la rébellion.

Au total, ce ne sont pas moins de quatre policiers qui ont été nécessaires pour maîtriser le gaillard. L’un d’entre eux a eu le pouce droit retourné par l’homme colérique. Si le parquet avait requis, au départ, trente mois de prison par défaut, le prévenu écope finalement de 2 ans de prison.