De 2013 à fin 2019, Sébastien Lacomblez a été occupé au sein de la cellule Charleroi Bouwmeester en tant que designer graphiste. Il a surtout travaillé sur l’identité visuelle de la ville, tout en poursuivant son parcours artistique personnel. Participation à la création du logo de Charleroi avec l’agence bruxelloise Pam&Jenny, graphisme et affichage sur l’espace public (promotion des big five et événements festifs de l’intra-ring), l’artiste s’est reconverti dans l’enseignement du design, une activité que complète celle de Carbonifère comme se nomme son bureau d’études en parcs et jardins.

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En 2018, la Fédération Wallonie Bruxelles avait retenu sa candidature pour la biennale de Venise et l’avait promu directeur artistique du projet Eurotopia présenté dans la ville de l’amour. Le projet abordait les défis et enjeux rencontrés par l’Union européenne au travers de l’analyse de son principal ancrage territorial, physique et symbolique à Bruxelles, sa capitale. Il se voulait un appel à la résistance, à l’engagement politique solidaire face à la montée des nationalismes.

Sébastien Lacomblez se dit très respectueux du "sauvage" : pour lui, les plantes réputées invasives comme la renouée du japon sont tout au plus envahissantes, il ne faut pas les considérer comme des prédateurs des autres variétés mais plutôt leur offrir des cadres de vie adaptés à leurs besoins. "Je crois à la fonction sociale et environnementale du design" , dit-il. "L’objectif est d’améliorer la qualité de l’environnement en le rendant à la fois fonctionnel et agréable. C’est au cœur de notre projet." Le designer est là pour dessiner et conceptualiser le monde de demain. L’entrepreneur en parcs et jardins intervient comme l’exécutant, avec la valeur ajoutée de sa fine connaissance des végétaux et des sols