Charleroi

L’expansion du réseau Cambio dans les projets du collège communal.


La ville de Charleroi veut développer l’usage de la voiture partagée. Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, la conseillère C+ Anne-Sophie Deffense interroge l’échevin de la Mobilité Xavier Desgain (Ecolo) sur les moyens mis en œuvre pour favoriser la création de nouvelles stations de car sharing. 

Si le marché s’ouvre à de nouveaux opérateurs, Cambio est le seul à exploiter aujourd’hui des stations d’autopartage en bords de Sambre : il en existe trois situées dans l’intra-ring. L’une derrière la gare du sud à la ville basse, l’une à l’entreville dans la rue Tumelaire au pied du palais de justice et la dernière dans le quartier du palais des beaux-arts sur l’avenue de l’Europe. 

La solution présente un intérêt à la fois social et environnemental. « Social : elle permet aux personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir une voiture d’en utiliser une quand c’est indispensable », observe l’échevin. Environnemental du fait d’une meilleure utilisation des ressources naturelles. Xavier Desgain y ajoute un avantage en termes d’aménagement urbain : « développer l’autopartage, c’est réduire les besoins de stationnement, ce qui permet d’exploiter autrement et mieux l’espace public. En règle générale, un véhicule privé ne roule qu’une heure par jour. Il occupe donc un emplacement le reste du temps, soit 23h sur 24. Actuellement, la ville investit 5.000 euros dans la création de chaque station Cambio, une contribution qui diminue avec l’utilisation de la voiture partagée. Au plus cette dernière roule, au moins elle coûte à la collectivité, d’où la nécessité de bien choisir la localisation des stations. A partir de 2020 et jusqu’à la fin de la mandature, Charleroi a inscrit un budget récurrent de 20.000 euros par an au plan pluriannuel d’investissement. Il est aussi prévu d’installer un nouveau point de co-voiturage Cambio dans le district Est à Gilly, sur ou à proximité immédiate de la place Destrée qui doit être entièrement rénovée. Le réseau pourrait s’étendre au sud : nous avons en effet reçu deux demandes de citoyens habitant à Mont-sur-Marchienne et Marcinelle. » 

A ce stade, l’opérateur doit étudier la faisabilité de chacun de ces projets. « Nous envisageons également que certains services communaux recourent au car sharing, notamment dans le cadre de la création d’une cité administrative sur le site du left side business park, l’ancien quartier des Finances. »