Le service public à Charleroi est furax. Et c'est après ses représentants politiques et les responsables de l'administration qu'il en a, dénonçant notamment des manques de moyens, des manques de personnel, un manque de considération du personnel et une gestion "à la privée" de la commune de Charleroi.

Visiblement, les demandes répétées des syndicats, en front commun CGSP - CSC - CGLSB (socialiste, chrétien et libéral), n'ont abouti à rien. Depuis des semaines, si pas des mois, ils réclament d'être entendus, et des actions avaient déjà commencé dans divers services au cours des jours précédents. 

"Le front commun confirme l'appel de 24 heures de grève le mercredi 18 novembre pour le personnel des crèches communales, ce qui n'empêche pas une solidarité d'autres agents", écrivent-ils ainsi dans un courrier adressé à Julie Patte. "La crise Covid ne doit pas être une excuse pour que le monde politique carolo occulte les difficultés de son personnel. Les grèves tournantes sur la ville de Charleroi vont nous permettre de faire un focus sur tous les métiers rendus aux citoyens."

Le personnel des crèches se bat pour de meilleures conditions de travail, ajoutent encore les syndicats, mais aussi pour garantir l'accueil et la sérénité des enfants. "Afin de ne pas pénaliser le personnel soignant, celui des maisons de repos, des aides familiales, pompiers, policiers ou tout autre corps de métier essentiel, le front commun propose à l'administration de rencontrer les déléguées locales pour arrêter les modalités pour les enfants des parents concernés", comprenez: une veille sera assurée dans les crèches pour les enfants des métiers essentiels, malgré la grève de 24 heures.