Que s'est-il passé lundi soir, peu avant minuit, au sein du numéro 33 de la rue Camille Lebon à Marcinelle? Claire G., 52 ans, semble avoir été victime d'une chute dans les escaliers de sa maison sociale, un bel-étage. Malheureusement, cette chute a été fatale à la quinquagénaire, mariée. Son mari, lui, a fait appel aux secours pour venir en aide à la victime. Dès les faits, le mari a fait l'objet de très gros soupçons et a été emmené par la police afin d'être privé de liberté...

Les autorités judiciaires ont immédiatement mis le dossier à l'instruction auprès du juge d'instruction Constant Laffineur, pour tenter de faire la lumière sur les circonstances du drame. S'agit-il réellement d'une chute accidentelle ou non ? "Une autopsie a été réalisée pour en savoir plus, on ne peut pas donner d'informations particulières à ce stade. Le mari a été quant à lui privé de liberté durant la nuit et peut être présenté au juge d'instruction selon l'évolution du dossier", précisait lundi après-midi le parquet. La porte de l'habitation familiale est en tout cas mise sous scellés, et le mari a été hospitalisé, visiblement pour problème d'alcool.

Pas suffisamment d'indices de criminalité

Dans le quartier, Claire G. et son mari ne semblaient pas avoir l'étiquette d'un couple difficile. Le couple, qui battait apparemment de l'aile, se disputait de temps en temps comme tout couple. "Je les ai déjà entendu se disputer mais ça n'avait pas l'air spécialement grave ou violent. Comme tous les couples, en fait. C'est terrible ce qu'il s'est passé, je ne crois pas qu'il ait pu lui faire du mal mais on ne sait jamais", confiait-on au sein du quartier. Selon Télésambre et RTL, ce n'était pas la première fois qu'une ambulance était envoyée au domicile du couple, suite à des chutes apparemment dues à l'alcool.

Ce mercredi, la thèse accidentelle semble provisoirement se confirmer. En effet, l'examen médico-légal effectué sur la victime a révélé des lésions pouvant être compatibles avec une chute accidentelle dans l'escalier. Le mari très confus, admet le parquet, a donc été relaxé. "Il n'y a pas suffisamment d'indices de criminalité", confirme le parquet de Charleroi. Plusieurs autres devoirs d'enquête, dont une expertise, pourraient être effectués pour confirmer ou non la thèse accidentelle.

Le dossier pourrait rapidement évoluer dans un sens ou dans un autre. Le mari est, pour l'instant, libre...