Trois mois après avoir été condamné à deux ans de prison par défaut, pour des coups sur sa mère, Philippe avait une nouvelle fois comparu devant la justice en novembre dernier pour des faits similaires. Cette récidive démontre à quel point le quadragénaire avait pris conscience de la gravité de ses actes et de sa lourde condamnation judiciaire…

Le 9 février 2020, la mère du prévenu a reçu des coups de pied aux genoux parce qu’elle a refusé au fiston de lui donner de l’argent pour s’acheter sa drogue. « Si elle a refusé, c’est parce qu’il va s’acheter de la drogue tous les jours avec l’argent. Lui et ses parents vivent avec la pension du père et le prévenu ne fout rien dans la maison », avait épinglé le parquet, en reprenant les explications fournies par la victime. Lassée par l’attitude du prévenu, la substitute Dutrifoy s’était fermement opposée à octroyer au prévenu une quelconque mesure de faveur avec la peine d’un an de prison requise.

Compte tenu du contexte particulier de la scène et de la dépendance de Philippe aux produits stupéfiants, le tribunal correctionnel a estimé devoir lui laisser une infime chance de s’en sortir via un sursis probatoire. Si Philippe n’arrête pas sa consommation, il devra purger la peine d’un an de prison prononcée ce vendredi matin.