Charleroi

L’opérateur industriel Surplex (de Düsseldorf en Allemagne) vient de remporter l’appel d’offres pour revendre l’ensemble des installations de l'ancien site Caterpillar de Gosselies en Belgique.


Racheté pour 1€ symbolique par la région wallonne après l'annonce du départ du géant américain, le terrain sera occupé en partie par les Chinois de Thunder Power pour y produire des voitures électriques.

"À présent, le moment est venu de revendre les nombreuses installations et d’évacuer le terrain de l’usine avant de remettre les clés du site - nettoyé et en ordre - au nouvel investisseur. C’est l’entreprise Surplex GmbH qui a été mandatée pour ce travail, au terme d’un long processus d’appel d’offres qui l’a mise en concurrence avec d’autres compétiteurs majeurs du secteur", a communiqué Surplex ce matin dans un communiqué de presse.

L'entreprise va s'atteler à nettoyer, photographier et répertorier "des milliers d’articles, de l’outillage à main aux ponts roulants et tours verticaux, puis rédiger et traduire un descriptif en 16 langues" : objectif, la vente aux enchères du matériel via son site Internet, une série de ventes qui commencera en octobre et devrait se prolonger jusqu'au deuxième semestre 2020. Les bâtiments de l'ancien site de Caterpillar doivent être vidés pour le début de l'année 2021.

2.200 personnes se sont retrouvés sans emploi à la fermeture

Pour rappel, le 2 septembre 2016, un conseil d'entreprise extraordinaire sur le site de Caterpillar Gosselies laisse penser qu'il y aura de nouvelles restructurations au sein de l'usine. Les 2.200 personnes qui y travaillent sont fébriles, et la nouvelle qui tombe est pire que prévue: l'usine ferme, complètement, et tout le monde est mis à la porte.

Des semaines de manifestations syndicales ont suivi, puis le politique s'en est mêlé, un accord a été trouvé avec les dirigeants de la firme américaine pour des compensations de départ et le rachat du site par la Région Wallonne pour 1 euro symbolique. Mais ces 2.200 personnes se retrouvent, peu importent leurs compensations, sans emploi: le Forem entre dans la danse pour proposer des "cellules de reconversion", en partenariat avec les syndicats, pour former les travailleurs et les orienter vers un nouvel emploi. 

Aux dernières nouvelles, en avril 2019, près de 65% des anciens employés et sous-traitants avaient retrouvés un emploi.