Les dépôts sauvages, on connaît bien dans la région. C'est un des fléaux qui pollue nos environnements de manière répétée depuis bien des années.

Et cette période de confinement ne fait pas baisser le nombre de dépôts, malheureusement. Il n'y aurait, apparemment, pas de recrudescence non plus - c'est important à noter. 

A Courcelles par exemple, ce mercredi matin, les ouvriers communaux ont dû enlever trois dépôts clandestins. Les agents constatateurs et le service travaux, même s'ils sont - à cause du confinement, justement - en service minimum avec des tournantes dans les équipes, ont eu du pain sur la planche. 

Le temps qu'on se renseigne, à la DH, sur l'état des dépôts à Courcelles, on a remarqué que Télésambre avait fait un point sur Les Bons Villers, et Sudpresse à Jumet. C'est donc que ce n'est pas un phénomène isolé. Hélas! 

Mais la procédure ne change pas : les ouvriers communaux procèdent à l'enlèvement, et les agents constatateurs se mettent à fouiller les déchets pour trouver leur propriétaire. Et le gros dégueulasse - pardonnez l'expression mais c'est mérité - risque de devoir sortir le chéquier. 

Prenons Monsieur X, qui a décidé d'aller jeter le contenu de son grenier dans un coin plus ou moins discret de Courcelles. S'il se fait prendre, il risque :

  • De devoir payer la facture d'enlèvement (le temps perdu par les ouvriers, le déplacement en camionnette, etc.)
  • Une amende du fonctionnaire sanctionnateur provincial : à Courcelles, elle peut monter jusqu'à 100.000 euros.
  • Une amende de la police, pour non-respect du confinement (déposer des ordures n'est pas un déplacement essentiel), qui commence à 250€ et peut vite monter en cas de récidive.
  • Se retrouver devant un juge, parce que des sanctions pénales sont possibles, dans certains cas, pour ces infractions.
Et s'il s'agit en fait de l'entreprise X, et non d'un particulier, les montants peuvent monter encore plus haut, au cas par cas. Et ce sera bien fait.