La CGSLB a bloqué les dépôts du TEC Charleroi durant toute la journée de vendredi. En cause, la crainte du spectre de la privatisation, à l'heure où les bus (qui ne peuvent pas être bondés à cause de la pandémie) sont renforcés par des autocars privés qui font les mêmes trajets que le service public.

En milieu d'après-midi, le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, a tenu à réagir et à rassurer le personnel : "Comme je m’y suis toujours engagé, mon soutien au service public est total et ce n’est pas près de changer", explique-t-il dans un communiqué. "En effet, jamais autant de moyens n’ont été débloqués pour les transports en commun depuis le début de cette législature, rompant avec le désinvestissement constaté auparavant, qu’il s’agisse de l’amélioration des infrastructures (près de 150 millions d’euros d’ici 2026), de l’exploitation de son réseau (achat de bus, développement de nouvelles lignes, d’un réseau Express, etc.) ou des services à la clientèle. Le réseau reste et restera exploité par le TEC, avec des moyens publics, comme le prévoit le contrat de service public de l’OTW ; la mise à disposition de renforcements via les transporteurs privés est strictement temporaire et doit être vue comme une confirmation de cet engagement."

La mesure exceptionnelle décidée le 28 octobre, c'est-à-dire mettre des bus privés sur les lignes du TEC, "a pour objectif de désengorger les bus les plus remplis, en fonction de la situation sanitaire. Une centaine d’autobus et d’autocars privés pourront, à la demande et de manière flexible selon les strictes nécessités sanitaires, suivre directement des bus réguliers, en vue d’offrir des places supplémentaires. Il s’agit donc d’une mesure d’urgence nécessaire, exceptionnelle et limitée dans le temps. Le mécanisme faisant appel à ces autobus et autocars supplémentaires comporte l’avantage d’être particulièrement flexible, pouvant être activé ou désactivé en fonction des besoins réels."

Le ministre conclut en rappelant que pour lui, le secteur des transports publics est un acteur clé pour assurer les services essentiels dont la population a besoin "plus que jamais dans le cadre de cette crise sanitaire".