Partout, en rue et dans les quartiers, l’été sera chargé pour pallier l’absence de vacances.

Pour cet été, nous voulons offrir un maximum d’activités et d’interactions sociales pour nos enfants !" Pour le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette (PS), les choses sont claires : le confinement a été difficile, particulièrement pour les jeunes. "Certaines familles ont dû vivre dans des conditions difficiles, sans espaces extérieurs vu la fermeture des parcs et des aires de jeux, avec des appartements parfois exigus, sans voir personne d’autre… C’est pourtant la période où l’enfant se forme. Alors, comment réparer ce moment traumatique ? Quelles leçons tirer de la crise, pour rebondir et installer durablement des activités d’été à Charleroi, en incluant des secteurs qui ont aussi été confinés, comme la culture, le sport et l’accueil temps libre ? En mobilisant toutes nos forces."

Et c’est ce qui a été présenté ce mardi : le "plan vacances" reprend des dizaines et des dizaines d’activités, dans les rues, les quartiers, les salles de sport, les ateliers, les musées, etc. L’absence du Quartier d’Été pourrait même se faire oublier, du moins pour les familles : neuf plaines de jeux, les PEPS, sur 15 implantations, seront ouvertes pour 880 enfants. Dampremy, Gosselies et Gilly accueilleront 1, 2, 3 Soleil, pour des journées familiales avec activités, et Cool Heures Quartiers permettra aux maisons de jeunes, clubs sportifs et au secteur culturel et associatif de proposer plus de soixante animations un peu partout de juillet à août. "Nous allons aussi lancer Tous à l’uch, pour permettre aux gens de créer des rues réservées aux enfants, fermées à la circulation, où on amènera des jeux. Ce sont les quartiers qui proposeront eux-mêmes les emplacements à laisser totalement aux enfants, et on pourrait envisager de les rendre définitivement piétonnes à l’avenir, pourquoi pas", note l’échevine Julie Patte (PS). Sans compter les différentes activités associatives et culturelles qui ne manqueront pas de fleurir un peu partout, puisque la Ville a débloqué 500 000 euros pour que les artistes et associations sortent de leurs murs et proposent des animations dans les quartiers.

On l’annonçait déjà la semaine passée : le sport ne sera pas en reste. L’échevin Karim Chaïbaï a négocié avec 15 clubs pour proposer des stages gratuits, en plus des habituels.

Toutes les infos sur le site www.charleroi.be, ou via un numéro vert - qui sera mis en place dans les prochains jours, tout n’est pas encore prêt.

Pour le délégué aux Droits de l'Enfant, Bernard De Vos, "en avril, avec l’école qui reprenait partiellement et le confinement qui durait, suivi de la réouverture petit à petit des bars et restaurants, je me suis dit : ‘il ne faut pas que les enfants restent confinés’. J’ai donc pris contact avec Charleroi et Ixelles pour lancer une expérience, pour faire sortir les enfants de chez eux en réunissant toutes les forces vives. Je dois préciser que l’accueil à Charleroi a été extraordinaire, mes préoccupations ont été entendues, on a pu directement faire des réunions à distance pour essayer d’avancer. Le problème, en fait, même une fois que les écoles avaient repris, c’est que certains parents ont non seulement peur du virus, mais aussi une peur viscérale de l’école. Ces enfants ne sont donc pas revenus en cours, pourtant si importants pour la sociabilisation. Et si en plus les vacances sont annulées, soit parce que la famille n’a plus un balle, soit parce que les congés sont annulés, on est à un âge où l’enfant se forme, se sociabilise. C’est crucial que les enfants ne payent pas les pots cassés de cette crise !"