Dans l’enseignement, la crise a vu monter le décrochage et le mal-être des jeunes. Pour réduire les dégâts, il a fallu élaborer des solutions. Charleroi a fait preuve de sens de l’innovation.

À Dampremy dans les écoles de La Marsaude et du Camp, un éducateur a été recruté à mi-temps pour renforcer l’encadrement des élèves et le travail de remédiation, mais aussi le lien entre direction et parents à différents niveaux. Quant au projet Bienveillance à l’école (ASBL BALE), il a séduit plusieurs établissements du réseau communal, notamment Lodelinsart Ouest, Lodelinsart Gros-Fayt et Lodelinsart Bon Air, Jumet Hamendes, Dampremy Phénix, Gilly Sart-Culpart et Charleroi Alouette.

Ce projet vise à améliorer le climat scolaire, contribuer à ce que l’école soit un espace accueillant et bienveillant dans lequel les enfants développent l’estime de soi et le respect des autres, établissent des relations sociales riches et chaleureuses, déconstruisent les préjugés qui induisent l’hostilité et mènent aux violences. C’est tout un socle d’éducation et de valeurs qui s’ajoute aux fondements de l’école et prépare au rôle de citoyen responsable.

La crise a aussi favorisé l’émergence des solidarités. Fin 2020, de nombreux enseignants ont travaillé avec leurs classes à la confection de colis de Noël pour les personnes en situation de grande précarité. Des boîtes à chaussures garnies de cadeaux qui ont été offertes aux bénéficiaires au travers du tissu associatif local. Jamais un tel élan de solidarité ne s’était manifesté.