La cour d’assises se rendra lundi au domicile de l’accusé, Kirk Henderickx.

À la demande de l’avocat général, Ingrid Godart, appuyée par les avocats de la partie civile et par le jury, le président de la cour d’assises du Hainaut, Philippe Morandini, a décidé jeudi que la cour se rendra au domicile de l’accusé, Kirk Henderickx à Manage, le lundi 2 février à 10 h. L’audience reprendra néanmoins à 9 h.

L’objectif est de se rendre compte de la taille de la chambre de visite dans laquelle l’adolescente enlevée a passé la nuit du 17 au 18 juin 2013.

Le jeune homme de 23 ans est accusé du meurtre d’Alexandre Dullekens (23 ans) et d’avoir enlevé, séquestré et violé une jeune fille de 14 ans à Manage, le 17 juin 2013.

L’avocat général, Ingrid Godard, a requis une descente au domicile de Kirk Henderickx, à la Haie du Roeulx, à Manage, afin que le jury et les avocats qui n’ont pas assisté aux deux reconstitutions, puissent se rendre compte de la taille de la chambre de visite dans laquelle l’adolescente enlevée a passé la nuit du 17 au 18 juin 2013.

Les six avocats des parties civiles ont appuyé cette demande car les photos prises par les enquêteurs ne démontrent pas à suffisance, selon eux, l’exiguïté des lieux. Me Bouchat, avocat de la défense, ne s’est pas opposé à cette requête mais a demandé à la cour d’exiger une mise en état des lieux comme ils l’étaient en juin 2013. Après de longues minutes de délibération, le jury a demandé au président de la cour de confirmer la demande de l’avocat général.

Lorsque le père de l’accusé a témoigné devant la cour d’assises, il a expliqué qu’il s’en voulait d’avoir débranché les caméras de vidéosurveillance, le 17 juin 2013 au matin. "Je l’ai fait par habitude. Ces caméras servaient à protéger ma maison des voleurs, pas à surveiller la voie publique", dit-il. L’homme trouvait que son fils était perturbé depuis son départ de l’armée. "Quelque chose s’est cassé en lui, il était en dessous de tout. Son rêve de gosse était brisé."

Le frère de l’accusé se souvient que le soir du 17 juin, son frère traînait dans le jardin avant de passer à table. "Je suis resté cinq minutes sur la dalle sans savoir que la petite était en dessous. Mon frère n’est pas redescendu après le repas, nous avons regardé la télévision ensemble. Il avait des griffes au visage mais il m’a dit qu’il avait chuté d’une escabelle en taillant la haie."