"Tirer les leçons du passé". Ce précieux conseil que l’on a entendu au moins une fois dans sa vie permet d’éviter de commettre, une nouvelle fois, les erreurs déjà commises par le passé. Cela peut également s’appliquer sur le plan judiciaire.

Il est clair que Julien n’a tiré aucune leçon de son passé. Ce dernier, âgé de 27 ans, est bien connu pour avoir commis plusieurs faits seuls ou en bande. Lourdement condamné, Julien a vécu une année 2019 bien remplie au niveau pénal avec une condamnation à 20 mois de prison, un sursis probatoire ou encore une peine de 3 ans de prison en avril 2019.

Quelques mois après cette peine de 3 ans de prison, Julien s’est distingué de la plus mauvaise des manières en s’attirant encore les foudres de la justice. D’abord en octobre 2019 lorsque la police a découvert trois armes prohibées à son domicile de Manage lors d’une perquisition pour suspicion de trafic de stupéfiants.

Julien a également frappé une femme qui n’a jamais pu être identifiée, sur le parking d’une station-service, à la suite d’un différend pour la vente d’un chihuahua. "Il a estimé avoir réglé son différend avec la victime qui lui avait vendu un chien volé", souligne le parquet. Le 29 novembre 2019, Julien est interpellé, non sans mal, par les policiers de la zone de Mariemont. Le jeune détenu a tenté de prendre la fuite à pied à la vue des policiers. "Lors de la maîtrise physique, il a porté des coups de pied et de poing. Il s’est également jeté sur le combi pour dégrader l’un des rétroviseurs et une des portières."

Pour le substitut Bury, Julien semble ne pas prendre conscience de la gravité de son passé judiciaire. D’autant plus qu’il est en état de récidive, ce qui aggrave la peine encourue par le prévenu. Le substitut du procureur ne veut plus entendre parler de Julien et souhaite marquer le coup, estimant qu’une lourde peine n’aurait pas de sens.

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