Le docteur Duverger est descendu sur la scène de crime. Le légiste a relevé deux plaies sur le corps de Franck Frissen, l'une à l'épaule et l'autre au niveau du thorax, entre la cinquième et la sixième côte gauche. Le décès résultait de ces deux plaies pénétrantes, dont une dans l'aire cardiaque. Le cœur a d'ailleurs été touché au niveau du ventricule gauche. Une troisième plaie a été relevée sur un doigt, correspondant à une plaie de défense.

La trajectoire au niveau du thorax allant du haut vers le bas, de la gauche vers la droite, de l'avant vers l'arrière. L'accusée est droitière.

Le décès résulte d'un choc hémorragique entraînant une tamponnade autour du cœur et un arrêt respiratoire. Le coup à l'épaule a sectionné une artère importante et aurait pu entraîner la mort, moins rapidement. Les deux plaies sont profondes de dix à douze centimètres.

Selon le légiste, la force utilisée par l'auteur du crime dépend de la nature de l'arme. Toutefois, il note que le coup dans le thorax a sectionné deux côtes. Il faut donc une certaine vigueur, selon lui, pour briser ces os. Le légiste est incapable de dire quel est le premier coup. Toutefois, il estime que si le premier coup avait été porté au cœur, il y aurait eu moins de déplacement dans l'appartement. "Les coups ont été portés l'un après l'autre, très rapidement", a-t-il déclaré.

Le médecin légiste a analysé le corps d'Isabelle Lambert. Il a retrouvé des traces de coups, des hématomes plus anciens au visage et aux bras, mais aussi une coupure à la main droite. Il estime que cette plaie a pu saigner de manière abondante, d'autant que du sang de l'accusé a été retrouvé sur la scène de crime. Selon le légiste, cette plaie à la main droite a pu être provoquée par l'enfoncement de la lame dans le thorax.

Le légiste ne relève que deux lésions de défense chez l'accusé, au niveau du bras gauche, au poignet et à l'avant-bras.

Le procès reprendra mardi matin.