La capacité du parking d’avions de Gosselies appelée à doubler en 15 ans.


À Charleroi, la transition écologique ne mettra pas de frein à la croissance de l’activité de l’aéroport. C’est du moins ce que suggère la réponse du ministre wallon de tutelle Jean-Luc Crucke (MR) à la question écrite du député Ecolo Christophe Clersy, sur le coût de l’extension, et le nombre d’avions qui pourront être garés dans le parking de la piste allongée. "Si le projet est toujours à l’étude, des estimations préliminaires ont été établies", indique-t-il.

À ce stade, l’investissement prévu à BSCA est chiffré autour de 100 millions d’euros, un budget qui devra être affiné dans le rapport en cours d’élaboration. "La société chargée de travailler au développement a été désignée", rappelle le ministre. Le business plan définitif ne sera arrêté qu’après la validation ses travaux.

L’aéroport dispose actuellement de 22 emplacements de stationnement pour la flotte des compagnies qui y opèrent. La volonté est d’en augmenter progressivement le nombre : celui-ci passerait à 30 d’ici cinq ans, et à 38 à l’horizon 2035, soit une hausse d’un peu plus de 70 % sur la période.

Actuellement l’infrastructure accueille en moyenne 18 appareils durant la saison estivale, et 14 en hiver.

La dynamique des embarquements et débarquements est aussi appelée à changer : aujourd’hui, les départs et arrivées se font via deux terminaux distincts, le T1 et le T2. Le projet prévoit l’intégration du T2 et sa conservation en salles de départ non Schengen (NdlR : pour des mouvements hors Union européenne), une conception imaginée dès l’origine.