Les coïncidences existent, mais parfois elles semblent hautement improbables : comme on dit, il n'y a pas de fumée sans feu. C'est à Courcelles, rue du Général de Gaulle, que la police a des doutes sur le caractère accidentel d'un double incendie à moins d'une heure d'intervalle.

Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 1 heure du matin, les pompiers de la zone Hainaut-Est sont appelés pour un dégagement de fumée venant du troisième étage d'un immeuble à appartements. On signale aux équipes de la caserne de Jumet, sous les ordres du lieutenant Malanion, que c'est une peluche à piles qui a pris feu, qu'elle a été éteinte avec un extincteur et que les habitants ont évacué par sécurité.

Quand ils arrivent sur place, les pompiers vérifient que tout va bien en faisant un tour des lieux. De fait, la peluche est sortie sur le trottoir, un dysfonctionnement électrique semble avoir causé un gros dégagement de fumée âcre, sans faire de flammes. Rien d'inhabituel n'est détecté, et ils remballent pour continuer leur garde de nuit. 

Mais cinquante minutes plus tard, une dame qui passait en voiture dans la rue s'est arrêtée pour appeler les urgences : de la fumée et des flammes s'échappent de la toiture d'un bâtiment. Le même bâtiment. Les pompiers de Jumet reviennent sur place, accompagnés de collègues de la caserne de Marcinelle, d'une ambulance et d'un SMUR. Quand ils arrivent, le toit est en train de partir en fumée, totalement en proie aux flammes. Il leur faudra une heure pour parvenir à maîtriser l'incendie, qui a détruit le dernier étage et le toit de l'immeuble à appartements.  

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La police locale des Trieux décide d'ouvrir une enquête: un des locataires, dix minutes avant l'appel de la passante, était remonté "voir si tout allait bien", est revenu rassurer ses voisins assurant qu'il n'avait rien vu, et quelques minutes plus tard le toit prenait feu. Les pompiers de leur côté sont formels, ce n'est pas la suite du premier dégagement de fumée. Un avis a été adressé au magistrat de garde, qui devait encore décider à l'heure d'écrire ces lignes si un expert serait envoyé sur place. 

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